
Quand le 17 août 1661 les derniers feux de la somptueuse fête s'éteignent dans le jardin de Vaux, Nicolas Fouquet à tout lieu de penser qu'il est aimé des dieux : le roi lui même, Louis XIV vient de fouler les marbres et les parterres de son château tout neuf et a exprimé des compliments à son surintendant des finances. Une fois encore la fortune a souri à l'audacieux.
"Quo non ascendet" conmme le dit la devise familiale, "jusqu'ou ne monterait-il pas?" La réponse viendra, foudroyante le 5 septembre. Fouquet est arrété et jeté en prison, où il restera jusqu'à sa mort en 1680.
Jamais il ne reverra ce château fastueux auquel il avait consacré tout son goût, toute son intelligence et qui demeure l'une des réussites de l'architecture française du XVIIe siècle.
Cinq ans ont été nécessaire pour bâtir sur une petite seigneurie achetée en 1641 au confluent de deux vallons avec l'héritage de son père et celui de sa première femme, Louise Fourché, disparue un an après leur mariage.
(Résumé tiré du livre Vaux le Vicomte vendu au château)
